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jeudi 13 juin 2013

Le GRAND RAID des PYRENEES 2012 - Bienvenue à Vielle-Aure

GRAND RAID DES PYRENEES  Août 2012
 Par Jean-François MAGNE



Arrivés à Vieille-Aure station de trail, Pyrénées nous voilà à pied d’œuvre ! 


Presque un an après la CCC le team Montroc au complet (presque … François et Manou font une pause et Christophe a basculé  du côté obscur se consacrant au triathlon) associé à l’AS SFR, représentée par Seb T. et moi même, s’aligne au départ du Grand Raid des Pyrénées : 160 km, 10 000 m de D+ et donc autant de D-.


La déception du recalage au tirage au sort de l’UTMB vite avalée nous avions opté pour sa cousine des Pyrénées considérée comme plus sauvage. Option payante compte tenu des conditions cataclysmiques qui accompagnèrent le 10ème anniversaire de l’UTMB la semaine suivante, obligeant les organisateurs à rabioter la course.


La reconnaissance du parcours faite début août, en guise d’apéritif, sous le parrainage de Jacques, m’avait mis l’eau à la bouche même si le brouillard et l’absence de balisage rendaient l’orientation parfois difficile. J’étais conquis par la diversité des paysages d’une vallée à l’autre, la succession de points de vue pittoresques, les effluves émanant des rochers et de la flore au lever du soleil et ces chemins où la plupart des randonneurs évoluent sur des sabots.


Donc nous sommes à pied d’œuvre, jeudi après avoir récupéré nos dossards et paniers garnis, fait nos dernières emplettes, profité des soins des ostéopathes (oui là, un peu plus à gauche, …outch !) et préparé les sacs à laisser aux deux bases vie qui ponctuent le parcours, nous arrivons au briefing. Après les consignes d’usage le staff nous annonce deux nouvelles : une bonne ( ?), le départ est décalé de 5 à 7 heures et une moins bonne, les barrières horaires sont inchangées et   il faut être au col de Sencours avant 15H pour monter au Pic du midi.

Cela modifie un peu la stratégie de course : nous avions initialement prévu de profiter de ce début de parcours plus technique et accidenté pour monter doucement en puissance, il va falloir donner du rythme un peu plus tôt.

Vendredi matin : préparation, dégustation de gatosport, Nok, …

Nous sommes si prêts du point de départ que nous avons failli manquer le coup d’envoi et nous parvenons en jouant des coudes à faire pointer nos dossards quelques secondes seulement avant que le flot des coureurs ne s’élance.
Le jour se lève à peine nous sommes dans un léger brouillard un peu moite et le peloton compact progresse doucement, bloqué à chaque rétrécissement de la voie. Nous avançons à la queue leu leu, accompagnés de bonnes rafales de vent.

Après le col de Portet qui domine une partie des pistes de St Lary (et notamment la fameuse Mirabelle, du nom de Mademoiselle Mir championne olympique) nous descendons vers le 1er ravitaillement et profitons des spécialités locales.

Nous repartons droit dans la pente en suivant le tire-fesse pour surplomber le Lac de l’Oule et rejoindre le vallon du bastanet.
Beaucoup de cailloux … le chemin serpente entre de gros blocs clairsemés de bosquets de pins et longe des laquets aux eaux turquoises, sous un soleil qui commence à peser. Certainement pas la partie la plus roulante pourtant il faut garder le rythme pour parvenir avant 15H au col de Sencours




 Après une série de petits coups de cul rocailleux, grande descente d’abord dans la pierre, puis les pâturages et enfin la forêt, on longe la cascade du Garet avant d’arriver au ravito d’Artigues.
Le soleil au zénith, les nombreux concurrents et la foule venue encourager les coureurs, c’est un peu la pagaïe sur ce petit point de ravito.
Le début de la course a laissé des traces et nous repartons, Sébastien, Olivier et moi, pour près de 1700 m de D+ avec un peu d’appréhension. Arnaud et Christian ont préféré garder un rythme plus sage et ont fait une croix sur le Pic du Midi.












Cela commence très fort par 20 bonnes minutes de montée quasiment droit dans la pente le long de la cascade. Certes c’est en sous-bois et l’air est rafraichi par la proximité de la chute d’eau mais la pente est rude, ça pique ! On atteint les cabanes de Tramezaygues pour longer la rivière et la pente s’atténue, cela grimpe doucement mais sûrement. Je regarde le chrono et accélère pour ne pas louper le rdv de 15 h et pouvoir monter au Pic.



Le chemin fait des tours et détours, passe par des plateaux intermédiaires et semble ne jamais devoir atteindre le col qui se cache tout au fond du vallon sur la gauche. Outch ! les derniers lacets dans la rocaille sont durs. Arrivé le premier et salué par Jacques (un des organisateurs qui a eu la gentillesse de m’assister pour la reconnaissance du parcours) je rejoins la cabane, balayée par des vents violents. J’en profite pour panser les deux petites ampoules qui commencent à poindre. Olivier me rejoint et on décide d’attendre Seb avant de monter au Pic ; le temps passe 10, 15 minutes …


Toujours pas de Seb dans les concurrents croisés alors que nous redescendons vers le col de Sencours. Nous attendons une vingtaine de minutes avant de reprendre le chemin en supposant qu’il a zappé le col et sans réseau impossible d’en savoir plus. Une dizaine de minutes plus tard nous rejoignons Christian et poursuivons avec lui sur un chemin en balcon bien tracé et nous passons le col de la Bonida sans y prêter attention, nous empruntons un vallon et la montée se fait progressivement plus rude pour finir par une série de lacets courts dans les pierres vers le col d’Aoube. A mi- pente j’aperçois en contrebas une silhouette familière en rouge et  blanc, le Séb ! Nous nous sommes donc croisés au moins deux fois en terrain découvert entre le col de Sencours et le pic du midi sans nous voir, nos facultés sont déjà bien émoussées … Bien la triplette est recomposée. S’agit de pas mollir l’heure tourne et notre petite virée nous a mis limite par rapport aux barrières horaires.



on part vers la montée pensant qu’il est encore en route pour le col. D’autres concurrents ont choisi et attendent quelques dizaines de m avant le col l’heure limite fixée par l’organisation, préférant poursuivre sans passer par le Pic, malgré les 2 ou 3 heures de pénalités prévues. Après une route large taillée dans la roche, nous attaquons péniblement le raidillon de roches empilées qui mène jusqu’au sommet. La vue à 360° est à couper le souffle. Nous sommes au premier quart de la course et le rythme donné pour tenir la barrière horaire a laissé des traces. Bien marqués, les 120 km restants nous laissent songeurs. Enfin, chaque chose en son temps nous profiterons de la descente plutôt douce après le col pour se refaire la cerise …



 

Nous redescendons tranquillement vers le splendide lac Bleu. Je me réfère aux photos et à ma reconnaissance parce que pour l’instant c’est purée de pois. Nous contournons le  lac puis c’est une montée sèche (300 D+) vers le col de Bareilles suivie d’une vilaine descente (500 D-) raide et toute en éboulis.
La journée s’achève à peine et quelques concurrents sont bien touchés : chutes, gros coup de fatigue et problèmes gastriques. La chaleur et la réduction des barrières horaires n’y sont pas étrangères.






Dans le brouillard, la nuit s’installe progressivement sous l’effet de l’humidité et de la fatigue vient le froid, on est dans le dur et pas mécontents d’arriver à Hautacam à 21H, une heure avant la barrière horaire.
On fait le plein et repartons pour 9 km de descente flanqué d’un nouvel équipier qui n’a plus de frontale ( c’est bête la nuit vient de tomber!), un jeune militaire. Ils sont quatre, dont un gradé, à avoir choisi à l’occasion d’un pari de débuter en trail par le GRP- No comment ! - En attendant X est plutôt en forme et a de multiples sujets de discussion en réserve rendant le chemin plus léger. Après une descente dans un trou boueux de quelques centaines de m pour couper les lacets, nous faisons route vers Villelongue, première base vie. Après  23 heures nous apercevons les lumières de la ville, mais le chemin en dévers qui alterne poussière et petits passages rocheux mobilise toute notre attention. 

Enfin nous trottinons dans les rues du village endormi.
Nous arrivons  une petite demi-heure avant la barrière horaire de minuit ! Cela fait court pour se refaire une beauté et profiter du buffet garni. Nous disposons finalement d’une ½ h de rab. Nous restons donc environ une heure et repartons changés, massés et nourris, des hommes neufs prêts à en découdre avec le D+.

Cela tombe bien, tout ce que nous avons descendu, nous allons le remonter de l’autre côté de la vallée : environ 17 km et 1800 de D+, direction le pic du Cabaliros, avec étape avant les 700 derniers mètres.

En hors d’œuvre un tout droit dans la pente (le mur !) le long d’une conduite forcée pour rejoindre la petite route au-dessus. On enchaîne sur une route forestière. Olivier et X font la course en tête et allongent le pas, nous voyons Sébastien et moi, plus prudents, leurs loupiotes s’éloigner sur la piste. 
Sébastien décide de faire une pause, je poursuis seul et rattrape les deux compères une vingtaine de minutes plus tard. Nous arrivons sur le début des pentes du Cabaliros en plein brouillard (c’était déjà le cas de jour lors de ma reconnaissance quelques semaines plus tôt, plutôt rude comme coin !). Même si le balisage est remarquable, le brouillard est tel que le trail se transforme en une chasse à la rubalise réfléchissante : par là les gars (les filles ont un sens de l’orientation naturel), j’en ai une !


Arrivés à Puy Droumide on est bien, on a rattrapé une partie de notre retard sur les barrières horaires, nous nous renseignons sur la suite des réjouissances : 4 km et 700 de D+, c’est clair non ? En sortant nous croisons Sébastien qui arrive et semble plutôt en forme. La chaleur des retrouvailles ne suffit toutefois pas à faire oublier le froid et l’humidité ambiante, nous poursuivons. Olivier est remonté comme un criquet et avale la pente comme à l’entraînement, mon colon et moi on s’accroche. Nous finissons par nous retrouver seuls Olivier et moi.


Le chemin semble redescendre vers la droite mais il y a un sommet à gauche, est-ce le Cabaliros ? Difficile de savoir dans le brouillard quel est le pic le plus élevé. En jardinant un peu nous finissons par tomber sur une tente à quelques dizaines de m du sommet et réveiller le bénévole, emmitouflé dans un duvet, chargé du pointage (pas sûr qu’il choisisse le même poste l’année prochaine). Il est environ 3H, 20 heures de course, et une longue descente nous attend, 1400 de D- sur 11 km. Nous sommes à mi-parcours, Jacques m’avait dit, « si tu atteints le Cabaliros en ayant gardé de la fraîcheur physique, c’est gagné ! » . Le Cabaliros on y est, la motivation est au top, mais on est quand même un peu faisandés !.

Dans la descente vers Cauterets (plus de 1300 de D-), c’est le cimetière des éléphants, nombre de concurrents ont décidé de ne pas faire un pas de plus sans prendre un peu de repos. Les plus avisés ont sorti ponchos et couvertures de survie, d’autre se sont juste écroulés comme des masses, couverts de leur polaire. Je n’imagine pas le redémarrage.
Le jour se lève et nous arrivons dans les rue à peine éveillées de Cauterets sous les regards interrogateurs des promeneurs matutinaux. Le ravito lui-même semble sortir de sa léthargie, même si un trailer italien trouve inadmissible de ne pas trouver de bière pour faciliter sa digestion, ben oui 7h du mat je prends un Kro et une Camel !

Même au ralenti on refait le plein se restaure et on file. En quittant on passe devant les thermes qui semblent tout droit sorti d’Astérix et Obélix, on abandonne l’idée du jacuzzi fumant et on emprunte un petit chemin forestier. La grimpette est un peu rude pour un réveil musculaire sur ce chemin rural de la reine Hortense.  C’est parti pour 100 m de D+, au petit chemin succède une piste forestière puis des près clairsemés de pins et c’est la dernière pente vers le col de Riou.
On quitte le GR pour descendre la Belle Bleue et rejoindre Luz Ardiden. De là petite variante pour couper les lacets de la route qui a fait les grandes heures du Tour de France. Petit extrait du road-book : « Du parking, prendre derrière le téléski du jardin d'enfant et descendre dans le ravin raide qui suit. Une sente part à droite et fait un zig zag pour rejoindre une bergerie. Avant de rejoindre celle-ci, descendre tout droit dans le pré ». On descend comme on peut dans une ravine pourrie plus faite pour des sabots de chèvres que des pieds de trailers fourbus. On finit par retrouver des voies plus carrossables et atteindre le charmant petit village de Grust sous un joli soleil ! Sa fontaine est une bénédiction.
On rejoint la départementale après avoir traversé Sazos et on remonte vers Saligos puis continuons sur des petites routes jusqu’à la seconde base vie d’Esquièze-Sère (km 120).

Belle pause d’une heure avec massage (j’ai dû dormir quelques minutes sur la table), petite toilette et un plein de nourriture. C’est un peu la cour des miracles ces ravitos avec des coureurs(es) posés un peu partout, des sachets et des boîtes vides, des pansements des tee-shirts et des chaussettes pantelantes. Vite ( !) on repart vers le Château Sainte Marie et un peu plus loin (11 km et quelques coups de cul) Tournaboup (La Mongie; encore une fontaine à l’eau fraîche et revitalisante.

On avance inexorablement vers le fond de la vallée en passant d’un flanc à l’autre par de petits villages aux rues pavées, accrochés à la pente. A noter le petit sentier lumineux qui mène à Viella (un bouton au départ donne environ 1/2h d’éclairage).

Le ciel se couvre et nous arrivons avec la pluie à Tournaboup, du coup ça caille. Le ravito abrite aussi les concurrents du 80 et sous la pluie c’est un peu la bousculade les pieds dans la boue. On fait donc fissa : une soupe et ça repart.


C’est la dernière grosse difficulté (en montée), un peu plus de 1000 m de D+ sur 8 km. Un joli souvenir de la reconnaissance : un chemin entre les rochers et les pins qui arrive sur des paliers verdoyants baignés de laquets (vous entendez les oiseaux ?). Bon retour à la réalité, il pleut on est dans la brume avec 130 bornes dans les pattes et on progresse comme des automates et pour rallier les différents paliers il faut se cogner de sacrés marches, donc c’est dur, très dur. 

Un peu avant sur le petit chemin de prairie on se fait doubler par un puis deux, puis trois concurrents qui trottinent. Le sang d’Olivier, qui marche en tête, ne fait qu’un tour, il accélère bien décidé à garder notre position. Nous finissons par découvrir, avant d’exploser, que ce sont des concurrents du parcours de 80 ! Arrivés à la Cabane d’Aygues-Cluses, il ne reste plus qu’un tout droit dans la pente et de courts lacets dans la rocaille jusqu’au col de Barèges que l’on ne distingue pas tant la brume est épaisse. On serre les dents et on avale la pente pas à pas avec cette pénible impression de soulever des enclumes. Et le col finit par arriver et nous apporte une petite bouffée d’euphorie.


On commence à y croire sérieusement, il ne nous reste plus que 20 km, une longue descente de 1700 m, interrompue par une bosse de 400 m de D+.


Au pied du lac nous attaquons la dernière montée, 400 m pour rejoindre le col de Portet, une formalité. On retrouve dans cette descente les paysages et la végétation du début de course, une mer de rochers parsemée d’îlots de pins et de petits lacs. On avance prudemment (s’agit pas d’y laisser une cheville) le long d’un pierrier puis en suivant un chemin qui zigzague entre les sapins et se confond avec le ruisseau jusqu’au Lac de l’Oule.

D’autant qu’elle est interrompue par le dernier ravito, le restaurant Merlans où nous avions fait halte la veille. Un petit stop le temps d’enfiler les frontales et c’est reparti.




Du col, on replonge tout droit vers Vieille-Aure, il reste 12 km et 1400 de D-.
D’abord droit dans la piste rouge, c’est escarpé et  la bruine n’arrange pas les choses. Il me manque une bonne paire d’essuies glaces sur les carreaux. Enfin on devine le départ des télécabines. Il reste 7 km et 800 D- !
 La descente reprend sur une piste forestière puis emprunte des sentiers VTT et de petits chemins au milieu des pins.

Faisant équipe avec des concurrents du 80, on a bien du mal à garder le rythme insensé de 8 km/h tant nos jambes sont roides. Enfin Il ne vous reste plus qu’à suivre le chemin que vous avez pris il y a quelques heures pour rejoindre l’arrivée à Vielle Aure. !!!! [extrait du road-book]


Arrivés sur la route, nous apercevons les lumières de Vieille Aure. Un coup d’œil à la montre, nous nous consultons ; oui il nous reste ¼ d’h avec la 41ème heure, cela devrait le faire. Alors nous relançons la machine pour finir au trot et arriver sous les hourra de la foule. La ligne passée nous nous trouvons un peu hébétés, un tee-shirt dans les mains et lourds de toute la tension qui retombe. Arnaud et là pour nous accueillir et la bière clope que nous partageons est un vrai bonheur. Clopin clopan nous regagnons notre chambre les jambes en feu et la tête pleine du beau voyage que nous venons de faire. 


vendredi 9 septembre 2011

La CCC 2011 ... j'aime, par Jeff

Moi, ce que j’aime dans le trail ? 
La CCC évidement ! 
Derrière cet acronyme 3 villes, qui forment une couronne autour du massif du Mont Blanc : Courmayeur en Italie, Champeix en Suisse et Chamonix et qui jalonnent le parcours de cet ultra trail.
François avait trouvé un autre sens aux initiales et paraphrasant Audiard, avait déclaré définitif : « La CCC c’est la course des triple-cons, d’ailleurs ils osent tout, les cons c’est même à cela que l’on les reconnaît ! ».
La formule traduisait bien notre état d’esprit quelques huit mois auparavant, alors qu’au bénéfice du tirage au sort nous avions reçu notre numéro de dossard.
Nous avions osé il allait maintenant falloir s’organiser …

La fiche technique :
Environ 92km et 5096m de dénivelé positif [au Garmin c’est plutôt 98,6 km et 5331 m de D+].
Nombre de ravitaillements : 5 ravitaillements solides, 4 ravitaillements boissons.
Temps du 1er : environ 11:40    
Temps du dernier : environ 26:30  
Temps maximum : 26:00
Date, heure et lieu de départ : Vendredi 26 août à 10:00 du centre de Courmayeur (Italie).
Nombre de coureurs : Epreuve limitée à 1800 coureurs.

Je passe rapidement sur les quelques mois de préparation : les côtes à St Cloud et Meudon, le bœuf de l’Ardéchois, les pentes de l’Annecime, les litres de Malto, …
Vendredi 26 août, 6 H du mat, un petit café,  Gatosport, le bus qui conduit la colonie de Chamonix à Courmayeur, re-Gatosport !
Sur place c’est la fête au village, avec un dress-code un peu particulier, stretch et fluo baskets de rigueur, les coureurs envahissent les rues et s’égayent dans tout ce que Courmayeur compte de cafés, bars, salons de thé pour les derniers préparatifs.
A l’approche du départ nous rejoignons les sas qui séparent les trois vagues de départ pour le briefing d’avant course. La foule bruissait de rumeurs et vibrait de SMS, c’est confirmé ! Les conditions météo, de gros orages arrivent, contraignent l’organisation à changer le parcours. Exit le col Sapin et les montées vers la Tête de la Tronche, Bovine, Catogne et la Tête au vent ; dommage Olivier et moi avions pu les apprécier début août et nos fiches parcours sont maintenant inutiles.  Tant pis nous découvrirons le tracé au fil du parcours …

Bon, le début, on connaît, traversée des rues du village et petit sentier vers Bertone. Toutefois à plus de 600 cela change un peu la donne, le rythme de départ est soutenu et il faut jouer des coudes pour trouver une allure adéquate et bien à l’abri du vent. Le soleil nous fait profiter de ses meilleurs rayons. En bref à Bertone, ça cogne et ça bastonne !
Ne pas oublier les consignes du coach ! Hydratation régulière ! Le souci c’est que même en deçà des doses prescrites les poudres dans mon camelback font une espèce de Blédine que j’ai de plus en plus de mal à avaler. Je benne tout cela au ravito et repasse à l’eau claire !
On reste ensuite à flanc de montage pour rallier le refuge Bonnati puis Arnuva : quelques bosses et de la descente. La file des coureurs commence à s’étirer. Une vraie partie de plaisir, face au Mont Blanc, cette vallée est une petite merveille. La descente se fait à un bon rythme, je refais le plein au ravito et repars tranquillement ! Pas de panique on a une bonne heure de montée en perspective jusqu’au Grand Col Ferret. Lors de notre reconnaissance, début août, je me souviens du vent froid qui nous avait accompagné et au col nous avions trouvé le sol givré et les panneaux recouverts de glace. Pour l’heure, il est presque 13 H et le soleil est au zénith.  

Je serre les dents aux deux coups de cul qui jalonnent la montée (avant le refuge Elena et juste avant le col). Un peu plus d’une heure après, je passe le col balayé par le vent. Le gros temps annoncé arrive !
Je retrouve François et nous entamons ensemble la descente dans les alpages ; le sentier est agréable, le ciel nous envoie quelques gouttes rafraîchissantes, les jambes répondent bien mais, pas d’emballement, la route est encore longue. Je prends d’ailleurs une petite pause. Très à l’aise dans mes baskets, de vrais chaussons, j’avais négligé un resserrage qui me vaut une belle ampoule ! Je répare tant bien que mal, ce satané pansement qui ne veut pas tenir ! Je souffle un peu avant de partir : je suis au 30ème km, il m'en reste donc encore 70 … Je reprends la route avant de trop gamberger.
Après la Fouly, la descente se poursuit sur la route que l’on quitte en coupant les lacets, je retrouve Manou qui déguste à chaque rebond sur l’asphalte, mais le D+ lui donne des ailes et je le vois s’envoler dans le chemin des champignons avant Champeix. De mon côé, que je peine à mettre un pied devant l’autre (premier coup de mou !).
L’arrivée au ravito me revigore, c’est la foire à la saucisse, une grosse ambiance sous la tente où sont attablés des dizaines de coureurs. Je croise Manou, vais remplir mon Camelback et faire réparer mon dossard (Non Madame, gardez vos ciseaux, ce n’est pas pour un abandon !) pour quitter rapidement cette île des sirènes ! Je retrouve Olivier et lui propose de faire route ensemble, nous ne serons pas trop de deux pour supporter ce qui s’annonce. Il repart en marchant, je le rattrape le long du lac et nous march-trottinons clopin-clopant  direction Martigny. Bien entamés mais concentrés sur le but, finir cette course, nous finissons par trottiner, ce ne sont pas les chariots de feu mais à ce petit rythme, nous n’entendrons pas l’appel de Manou qui nous aperçoit au bout du lac et qui aurait bien accroché le wagon (Pardon Manou !).

Nous commençons d’abord par un petit chemin forestier emprunté il y a quelques semaines pour rejoindre Bovine (dont à cet instant nous ne regrettons pas les marches géantes !) puis vient un long tronçon ou nous passons d’un côté à l’autre de la vallée et notamment dans les vignes du Valais via de petits escaliers, des ponts et des portions escarpées sécurisées par des chaînes. Nous croisons quelques groupes de la PTL en course depuis cinq jours ( !), c’est l’occasion d’encouragements réciproques.
Nous arrivons enfin à Martigny ! Le ravitaillement est plus qu’improvisé, une petite tente battue par le vent et les organisateurs ont très peu d’information à délivrer sur la suite du parcours. Enfin pour faire simple nous sommes tout au fond de la vallée donc pour retourner en France cela va forcément monter et raide ! Un petit groupe de PTL se fait envoyer sur les roses pour avoir voulu profiter indûment de ce ravito CCC ! Sympathique retour à la civilisation après 5 jours dans les montagnes ! L’accueil de toute la population fait largement oublier la halte frugale de l’organisation. En plus des encouragements généreusement prodigués, chaque famille organise son propre ravitaillement (éponges, eau gazeuse, coca,…) dans son jardin, sur le pas de sa porte ou à la terrasse des bistrots. Cela met vraiment du baume au cœur.
Le parcours est lui moins sympathique,… cela monte tout droit, sans détour et inexorablement, d’abord dans le village puis dans la forêt direction Le col de la Forclaz (1000 m D+). La pluie arrive, puis la nuit et sur la dernière portion j’ai vraiment du mal à mettre un pas devant l’autre et je m’accroche à Olivier. Arrivés au col on se laisse guider par la pente ; c’est raide, cela fait mal mais du coup on arrivera plus vite !
Arrivés à Trient, le bonheur, une espèce de certitude que quoi qu’il arrive on en verra le bout de cette satanée CCC ! On prend une vrai pause (12 min) pour lutter contre le froid, la fatigue et le mal au bide. Le remède : de la soupe, de la banane avec du fromage et ça repart ! Sous des trombes d’eau, on enchaîne sur une interminable route forestière qui passe par Les Jeurs puis c’est la descente vers Vallorcine sur une piste que nous connaissons (outch les quadri ! Merci les bâtons !). Bref arrêt au ravito, envie d’en finir, ça sent l’écurie (i.e. l’approche de l’arrivée, rien à avoir avec la tente de Vallorcine qui est impeccable !) et direction Argentières en passant par le col des Montets.
L’approche de Chamonix nous redonne des forces et nous marchons à un bon rythme sur la pente douce et enchainons dans le mouvement la descente vers Argentières.
Nous traversons la tente, il est minuit.
C’en est fini des difficultés, l’arrivée à Chamonix doit se faire par le balcon sud, on imagine donc une petite montée et un chemin à flanc de montagne avant de descendre vers l’arrivée. La réalité est un peu différente : on monte effectivement, pour suivre un chemin vallonné, détrempé et plein de racines, puis on redescend aux Tines, pour remonter ! Pas grand-chose, juste 100 m de D+, mais ce raidillon me file un coup au moral et je retrouve un pas chancelant luttant pour mettre un pied devant l’autre.  Je vois partir Olivier qui a conservé un bon petit rythme et me retrouve seul pour attaquer la descente.
J’suis fatigué, j’ai mal aux pieds et aux jambes, j'ai froid (« si j’avais su j’aurais pas venu ! »), comme tout au long de la course mon téléphone vibre de SMS, de notifs Facebook et autres encouragements, cela me revigore et j’attaque la descente pour retrouver Olivier qui m’attends en bas (Merci Olivier).  Dernier petit footing le long de l’Arve et nous guettons l'arrivée sous l’arche à chaque coin de rue de Chamonix !

Bravo au team Montroc,  à Manou  pour avoir su prouver (dans la douleur) que le retourné acrobatique n’est pas incompatible avec la course en montagne, à François pour avoir bouclé son premier ultra, à Arnaud pour cette course si bien gérée malgré ses genoux capricieux , à Christian, pour avoir terminé malgré un entrainement à la portion congrue (tu restes le champion des 25 bosses !) et merci à Olivier pour le bout de chemin parcouru ensemble. Merci aussi pour tous les messages de soutien tout au long de la course et les précieux conseils.
Moi ce que j’aime dans le trail c’est tout cela : la variété des parcours et des difficultés, les paysages à couper le souffle, les bouts de chemins partagés avec des potes et ces longs moments d’introspection qui commencent invariablement par : «  Mais qu’est-ce que je fous là ! ».

jeudi 19 mai 2011

L'Ardéchois du 30 avril 2011 : 57 km de bonheur ...

Découvrez l'Association Sportive en Ardèche ...
Bon, résumé comme cela c'est un peu exagéré et provocateur. Mais au final c'est pourtant tout ce qu'il reste de ce magnifique trail tant l'accueil est généreux et le décor est magnifique.






En synthèse, 10 bonnes raisons de participer à l'Ardéchois :

- Vous ne partirez pas seul : la dream-team SFR était composée cette année de Christine Rigal, Benoît Blondel, Henri Pouget, Edgar Simon, Sébastien Kahn (merci pour les photos), Yann Verlynde et JF Magne.






- Après les derniers kilomètres d'une route sinueuse encaissée dans les gorges, l'arrivée dans la cité médiévale de Desaignes a quelque chose de magique. Toutes ses rues étroites sont envahies de coureurs à la mine réjouie et le retrait des dossards dans cette foule bonhomme marque le début de la fête. Surprise cette année une guest-star : Dawa Sherpa !

- L'essentiel du tracé passe par "des sentiers et chemins de grande randonnée en moyenne montagne, qui vous feront découvrir le plateau ardéchois avec ses paysages typiques et l’authenticité de ses hameaux escarpés".

- Le parcours s'il est exigeant ne présente pas de grosse difficulté et jusqu'au vingtième kilomètre vous pouvez opter pour le 34 km au lieu du 57. On raconte même qu'un concurrent a fait plus de la moitié du grand trail à cloche-pied, sûrement un légende !

- La vue : chaque arrivée à un point culminant laisse sans voix. Au premier tiers de la course on débouche sur une vue magnifique sur le mythique Mont Gerbier de Jonc et le Mezenc, roi des Cévennes. Enfin au terme de la dernière ascension une vue panoramique sur la vallée du Doux, la chaîne du Vercors, les cimes de la chaîne des Alpes et le Mont Blanc...


  
-Le ravitaillement : la réputation de l'Ardèche n'est pas usurpée et son saucisson est un délice. Et si, course oblige, il est déconseillée de l'accompagner d'un petit blanc des coteaux rien ne vous empêche de poursuivre l'expérience de retour à la maison.

-L'ambiance du trail : toute la course se fait sous les encouragements des spectateurs mais aussi des concurrents. Le relief et la durée font du trail un effort personnel plutôt qu'une compétition (mis à part pour la tête de course, mais là je manque d'expérience) et au fil des kilomètres nous nous encourageons à poursuivre, à garder le cap dans les moments difficiles. 

- L'arrivée. Je me souviendrai des derniers 500 m dans Desaignes nous faisions route avec Yann depuis une dizaine de km et les applaudissements avant de passer ensemble la ligne nous on fait chaud au cœur.

-L'après course : c'est rien de moins qu'un bœuf qui grille pour le barbecue d'après course. Ainsi revigorés par une douche glacée (elle était peut-être chaude pour les 1ers) nous nous installons devant une assiette bien remplie, une mousse et quelques châtaignes pour refaire la course !

-Les spécialités locales. La charcuterie de Desaignes est une étape incontournable, l'étal est riche de saucissons divers et variés, terrines, crème de marron, sans oublier la fameuse caillette.

Ardéchois cœur fidèle, comme je sais je reviendrai !


Le long : 57 km
Nom
temps
class scratch
BLONDEL
Benoît
06:27:57
57
MAGNE
Jean-François
07:07:19
118
VERLYNDE
Yann
07:07:19
119
KAHN
Sébastien
07:15:36
129
POUGET
Henri
07:15:37
130
SIMON
Edgar
07:48:12
200

Le moins long : 34 km
 
Nom
temps
class scratch
RIGAL
Christine
05:41:34
640

100 % de Finishers !
Bravo !!!

samedi 4 décembre 2010

L'origole 2010 : l'AS Groupe SFR dans la nuit et dans la neige. Par JF Magne.

Préambule :
J’entends déjà les commentaires :
« Encore un article de la section running ! Encore une épreuve dantesque, un truc de fou avec de la sueur et des cailloux, des muscles saillants et des efforts violents, sur la lutte allégorique du coureur de fond à la recherche de son moi le plus profond …
Non ! Nous formons un groupe hétérogène et, je cite le président (de la section), « Nous souhaitons convier au sein de cette section tous ceux qui aiment courir sans distinction de niveau, des coureurs du dimanche jusqu'aux mordus de l'asphalte, triathlètes et autres adeptes du trail de montagne. Ajoutons avec plaisir ceux qui souhaitent tout simplement rester en forme, s'arrêter de fumer ou bien encore perdre un peu de poids… ».


Et maintenant la course, l’Origole !
L’origole 2010 a eu lieu dans la nuit du 4 au 5 décembre dernier. Selon les coureurs elle est source de rêves ou de cauchemars, pour le charme et la variété des paysages traversés d’une part et pour les difficultés du tracé et des conditions.

Le parcours de l’ORIGOLE est basé sur la fleur du logo du Téléthon et comprend donc plusieurs boucles nature qui partent et reviennent en un point central au Perray en Yvelines.
C'est un parcours dans le Massif forestier de Rambouillet avec 92% de sentiers, avec traversées de rigoles, des Etangs et  bien sur du domaine des biches, cerfs, sangliers, lièvres… La course passe notamment par le Château des Mesnuls et fait le tour de l’Abbaye des Vaux de Cernay.
Pour la difficulté …, la course nocturne  d’une distance de 76 km offre un dénivelé positif de 2000 m et des chemins enneigés qui ressemblent souvent à des rizières ; le tout sous une température de saison.Les acteurs :
Sébastien, Jean-Félix et moi tentons l’aventure. Arrivés un peu avant 22H nous prenons nos marques dans le gymnase du Perray en Yvelines transformé en camp retranché pour trailers. Chacun est absorbé par les préparatifs de dernière minute : remplir le camelback, vérifier la lampe frontale, la répartition des réserves de nourriture.
Petit briefing sur le tracé, le balisage réfléchissant et les chemins glissants

Les 3 taupes au départ, par -3°c
Première  boucle, Orlande 28,5 km 660 m D+
A 23H le départ est donné sur la place de la mairie et c’est une cohorte de 200 loupiotes qui s’élancent dans la nuit. Jean-Félix rejoint le groupe de tête, … nous ne le reverrons qu’à l’arrivée !
La ballade est sympathique ! Bien couverts le froid relatif est agréable, les chemins enneigés sont praticables et après une dizaine de km nous débouchons sur le château des Mesnuls.
C’est ensuite un parcours un peu vallonné dont les lacets scintillent au rythme de l’avancée des coureurs, et les premières glissades dans les descentes. Tout en discutant nous trottons gentiment pour rejoindre le gymnase. Les jambes sont tout de même un peu lourdes. Il est 2H30
Arrivés au point de ravitaillement nous ne nous laissons pas griser par la douce chaleur de l’endroit et filons une fois ravitaillés en eau et nourriture.
René la taupe, si mignon mignon mignon ...
2 La boucle du Coupe Gorge 22,5 km 270 m D+…
Sur le papier pas de difficulté majeure : peu de distance et de dénivelé. C’est compter sans la fatigue qui commence à s’installer et le terrain lourd. Le chemin détrempé sillonne en forêt de Rambouillet et l’on peine à retrouver le rythme gaillard du début tant est grande l’impression de courir dans un labyrinthe de boue jalonné de fossés. Nous rencontrons un concurrent esseulé et compagnon de mauvaise fortune nous nous relayons pour rallier le gymnase pour la seconde fois.
Le moral a pris une grosse claque, il est 5H20.
Nous prenons là un peu plus de temps pour rassembler nos forces puis quittons pour la troisième fois le gymnase vers la nuit froide. Au bout d’une centaine de mètres Sébastien, saisi de tremblements, est obligé de retourner au gymnase. Le froid, la fatigue et les 50 km déjà parcourus auront eu raison de lui. Chaque année c’est ainsi plus de la moitié des coureurs qui ne peuvent terminer cette course exigeante, moteur cassé …
 
Tru-Tru en Robocop
3 La boucle d’Artoire 24,5 km 1 050 m D+…
A part l’envie d’en finir les sources de motivation sont plutôt minces à cet instant. Il fait froid, nuit et nous sommes fatigués et plus très nombreux, les quelques 200 participants sont éparpillés dans la nature et certains ont choisi de rester au chaud au Perray. Et puis miracle, après quelques km je rallie un petit groupe et en discutant l’envie revient et nous rejoignons à bon rythme les vaux de Cernay. Là l’organisation s’en est donné à cœur joie en traçant le chemin en dépit des courbes de niveau et en ajoutant même quelques surprises : baignoires de boue, ponts improvisés, troncs à enjamber ou à éviter ….
Donc quelques heures de montagnes russes où nous alternons course et marche au gré de la pente et de notre forme. Le jour finit par se lever découvrant au cœur du relief accidenté l’abbaye des Vaux de Cernay. C’est vrai que c’est beau mais mon dieu que c’est dur, … Elle finit quand cette forêt ? je veux retrouver le bitume !
Dernier point de contrôle on nous annonce encore 3 à 4 km qui chahutent avant 6 km de plat. Ce ne sont pas les km de course à pied les plus glorieux de ma carrière, on est assez loin des chariots de feu. J’avance péniblement dans les montées, me laisse glisser dans les descentes, et tente une avancée à pas cadencé sur les derniers kilomètres de plat.
Oh ce bonheur de croiser une route, de voir des maisons, puis un organisateur qui m’annonce qu’il ne reste plus que quelques centaines de mètres ! Je cours pousse la porte du gymnase un peu avant 10h et salue la foule en délire. Une vingtaine de personnes qui m’accueillent et me congratulent et notamment Jean-Félix qui est là depuis près de deux heures et a réussi à accrocher le podium …
Une heure après douché, nourri, réchauffé je pars affronter la seconde épreuve de la journée l’Ecopark de willi !
 
Le podium pour Félix Ze Coach
Conclusion :
La question doit venir aux lèvres de certains d’entre vous. Quelle idée d’aller courir dans les bois pendant 76 km et qui plus est de nuit ! La réponse la plus évidente est le plaisir, celui de relever un défi, de se dépasser, de mettre en pratique stratégie et préparation physique fourbies depuis plusieurs semaines et enfin de partager ce plaisir au sein d’une communauté fort sympathique, celle des coureurs à pied. Alors « Join the team ».

Nom
Km
Place
Temps
Vitesse moy
Jean-Félix Chevassu
76
4
08:46:00
8,7 Km/h
Jean-François Magne
76
35
10:59:00
6,9 Km/h
Sébastien Trublin
50