mercredi 13 juin 2012


Semi-marathon de CANCALE - Saint Malo


dimanche 03 juin 2012

par Nathalie CARPENTIER


Voici un an déjà qu’Isabelle et moi avons commencé la course à pieds, avec La Parisienne d’abord : 6 km…facile,  nous sommes donc  passé au 10 km (ndlr: dont Isabelle nous avait fait un super CR ici)…un peu plus dur mais on en redemandait, alors nous nous sommes lancées dans la préparation d’un semi-marathon : LE CANCALE- SAINT-MALO…


C’était loin..., c’était prévu au mois de juin…durant tout l’hiver et le printemps on s’est accrochée en jonglant avec le travail, les réunions, les enfants et les entrainements.…et hop sans trop s’en rendre compte on s’est retrouvées le dimanche 3 juin à 8h30 sur la ligne de départ à CANCALE, remontées à bloc par nos coachs, et avec une grosse envie de savoir si nous en serions capables !

Petite contrariété avant le départ, ma montre Garmin tombe en rade…tant pis, on y va quand même…ça va être dur de voir où j’en suis en terme de vitesse et de FC, mais tant pis, quand faut y aller…


8h30 la corne sonne, les concurrents partent tous à bloc…On commence notre course tranquillement, en les laissant tous passer devant… nous sommes là pour le plaisir et pour finir, il n’est pas question de se mettre dans le rouge dès le départ.



Côté course, le parcours est très varié : du plat et des montées, la compagne et le bord de mer…les supporters tout au long du parcours…bref ce n’est pas monotone, sans  compter que l’on suit méticuleusement les conseils des coachs : bonne hydratation, manger un bout à chaque ravitaillement …et couper le semi en 4 blocs de 5 km, c’est bon pour le mental conseil de coach…

Sauf qu’à partir du km 10 nous commençons à avoir toutes les deux mal aux genoux…km 12, on commence à décompter les kilomètres qui restent…km 15 dernier ravitaillement, et le panneau Saint Malo (techniquement nous sommes à Saint-Malo !!!)….km 17  la dernière montée….nous nous séparons avec la certitude que nous allons le finir !!!

Les derniers kilomètres, sur le Sillon, la promenade de bord de mer de Saint-Malo….je remonte un coureur, puis un autre ! …

La fin est difficile, c’est un peu décourageant de se retrouver toute seule au milieu des promeneurs du dimanche qui se la coulent douce et des enfants qui jouent au ballon, alors que j’en bave, je me  demande quand même ce que fait là ! je n’en peux plus !

Mais au bout du Sillon, le dernier kilomètre s’annonce…. c’est  la dernière ligne droite à nouveau sur la route dégagée…je souffre mais en même temps je veux rattraper tous ceux que je vois devant moi !

Je croise ceux qui ont terminé et qui repartent avec leur t-shirt finisher, ça pourrait me démoraliser mais non, en plus  ils nous encouragent !!…


Plus je vois l’arrivée, plus j’accélère et plus je souffre…..et hop je double une dernière coureuse à 1 mètre de l’arrivée!… Je ne vois même pas mon temps…mais de toutes les façons l’objectif est atteint : je suis allée jusqu’au bout, je me suis dépassée et j’en ai dépassé !

Isabelle arrive quelques minutes après…On est ravies…on l’a fait ! ça nous parait incroyable !! et le pire…on a envie de remettre ça !





Scratch
Nom
distance
clasmt cat.
temps
arrivants
2581
CARPENTIER, Nathalie
21
213
02:23:41
2627
2606
BUCHY, Isabelle
21
218
02:28:59



Les aventuriers du bout de Drôme

Mai 2012 – 105 km – 6600 D+

par Arnaud BIHANNIC


Enfin !

Après 6 mois sans compétition, un nouveau boulot, un déménagement au Maroc, et surtout un petit Yanis né en janvier ; me voilà de retour. 
Niveau prépa, j’ai enchaîné un plan semi-marathon sans pouvoir faire de semi, puis un plan marathon sans marathon. J’ai fait quelques sorties D+ mais pour résumer j’ai la vitesse mais manque cruellement de foncier.

Au programme cette année pour commencer, Les Aventuriers du bout de Drôme : 100 km dans le Sud Vercors, à Crest, avec 6600m de D+, un départ de nuit  et des montées annoncées de 30 à 50% dont un col avec 1000m d’ascension non-stop. Une course qui pique !

Avec moi, mon infatigable Felix avec une prépa plutôt light puisqu’après un marathon de Paris en 2h46 il a « juste » fait l’Ardéchois la semaine dernière et pour se détendre lundi il est partit aux 25 bosses…no comment quand on sait que l’énergumène nous allume en séance de seuil alors qu’il a fait un 80 bornes la veille… bref un Felix avec la Grosse Patate.



Samedi 11 mai, 3h30, nuit noire, 20°, le départ est donné en mode « neutralisé » jusqu’au pied du donjon de Crest avant de lâcher les chevaux. Avec Félix la technique est simple, 100 bornes c’est très (très) long, on décide donc d’y aller tranquillement dès le début. On laisse partir les fous devant et on se met en queue de peloton sans chercher à dépasser à tout prix. Compte tenu du profil de la course, il faut essayer d’arriver frais au 65ème, là où les difficultés commencent vraiment.
Cette technique s’avère payante puisqu’on monte sereinement et notre vitesse sur le plat associée à de bonnes descentes nous font remonter petit à petit pas mal de concurrents. Ainsi, les premiers kilomètres passent rapidement le long des balcons qui surplombent la vallée du Rhône et nous pouvons admirer le lever de soleil sur les crêtes drômoises.


Km 25, un gentil panneau nous annonce la première vraie difficulté : Montagne de La Raye, 700m de D+ sur 10km - pente à 30%. Ça passe plutôt bien et après avoir atteint la Tour de Barcelone, nous montons doucement le long de la crête avec une vue à couper le souffle sur la vallée.
               

Quelques concurrents sont assis et admirent la vue. Ils sont surtout déjà bien entamés physiquement et je me demande comment ils vont finir. Il est vrai qu’avec cette chaleur, les montées à flanc de colline, sans arbre, sont très douloureuses. D’ailleurs c’est avec stupeur que je vois qu’il n’est que 10h du matin ! J’ai l’impression d’être en plein milieu de l’après-midi. Ça fait quand même 5h de course déjà.
Je suis pour l’instant assez content, malgré mon manque de prépa sur le long, je tiens la distance et surtout je sens que nous gérons très bien cette course avec Felix. On a fait le yoyo avec la 2ème féminine avant de la distancer après un passage plat-descente et on récupère petit à petit pas mal de concurrent mais en s’approchant tout doucement. Preuve d’une course bien menée jusque maintenant.

 

On se pose souvent faire quelques photos et admirer cette magnifique région. Quelques passages sont tout simplement somptueux et nous rappellent pourquoi nous aimons faire ce genre de connerie. Des paysages à couper le souffle, une course Nature avec un grand « N », où vous entendez la vie s’éveiller à l’aube, où le soleil éclaire petit à petit ces sentiers et ces chemins cachés qui vous permettent d’être spectateurs des merveilles que notre planète offre. Oui la nature j’aime ça !

Bon la nature c’est beau mais on a une course à finir nous ! On repart côté Est avec une agréable descente vers le ravitaillement de Cobonne (km 40). C’est sec avec quelques racines mais rien de méchant. Ca n’empêchera pas une bonne glissade du Nono sur le ventre, tête en haut. Un vraie merde quoi ! Pas de bobo grave mais un genou douloureux qui va m’embêter jusque la fin.

Avec Felix, une seule phrase nous revient à la bouche : « C’est plat là, on court ?! ». On se motive et relance systématique de la machine ce qui nous permet de maintenir une moyenne générale très honorable de 7km/h depuis le début de la course. Je me lâche même sur quelques portions pour accélérer…heureusement les radars en pleine forêt nous rappellent à l’ordre !

Nous passons le village de Mirabel-et-Blacons (km 50) avant d’attaquer la montée des Essarts. Ils avaient précisé lors du briefing que des anciens concurrents faisaient encore des cauchemars à propos de cette montée…comme je les comprends. Une montée TERRIBLE (500mD+ en 2km) en ligne droite avec des portions à 50%. Nous sommes quasiment à l’arrêt. Je me mets derrière Felix et fixe ses pieds. Un pas après l’autre, chaque mètre n’est que souffrance.

Pour couronner le tout, nous sommes à sec, plus une goutte d’eau dans le camel. Nous croisons un concurrent à l’arrêt et lui aussi à sec, c’est l’hécatombe ! Je suis complètement vidé, Felix me hurle dessus pour me faire avancer mais ça pique trop ! On serre les dents et on aperçoit enfin le sommet. Vite on file dans la descente pour trouver de l’eau….ahhh on a soif !

Heureusement une gentille randonneuse nous porte assistance et nous file un peu de boisson énergétique de son camel…ouf sauvés ! On peut continuer (avec grande prudence) sur cette descente bien pentue pour rejoindre ENFIN le village de Saillans (Km 65) après 10h de course environ…et pas du tout FRAIS !!

Ici, contrôle « sanitaire » obligatoire. Je commence à baisser mon short pour le toucher rectal mais on me signale qu’on ne prendra que ma tension, tant mieux ! La tension est bonne et nous profitons du ravito avec Felix pour se restaurer tranquillement et tenter de se réhydrater. 

Nous croisons Stéphane Couleau dit UltraSteph, un grand nom du trail qui a dû abandonner dès le début à cause d’une vilaine blessure. Apparemment il y a déjà pas mal d’abandon et on serait dans les 20 premiers…popopo…As usual, la résistance est notre première force avec Felix.

Je me fais interpeller par un coureur qui vient de finir la course de 65km et qui me demande si c’est bien moi qu’on voit dans une interview sur le DVD UTMB 2011. Oui oui monsieur c’était moi… « Je t’ai reconnu, elle était top ton intervention »...Ah ben ça fait plaisir ça !

On repart de Saillans avec le moral et il ne manquait qu’une bonne soupe pour que ce ravito soit parfait. Difficile cependant de se réhydrater après cet épisode. On marche un petit moment avant de pouvoir de nouveau courir…enfin trottiner plutôt.

Au loin on aperçoit les 3 becs mais avant d’y arriver il nous faut passer la montée des rochers de Cresta ; totalement en sous-bois donc très agréable même si quelques passages sont très abrupts et piquent les jambes.

KM 75 – Village des Auberts - On profite de la fontaine au pied des 3 becs pour faire le plan avant d’attaquer ce monstre de 1000 m D+ avec des portions à 40-50%. Nous partons en groupe avec Thomas de UFO et Stéphane avec qui nous jouons au yoyo depuis un moment. Je passe en tête de notre petit groupe de 4 et me mets en mode robot. Le cerveau est débranché et je mets un pied devant l’autre. Un effort silencieux et interminable de 2h. J’entends derrière moi les respirations profondes et douloureuses de mes compagnons de route. Certaines parties sont terribles, des murs de racine et de pierres à franchir. Je souffre et passe derrière, Felix me tire, me pousse pour atteindre le sommet et le rocher trouée bien nommé le « Trou de la Laveuse ».
Je suis vidé, complètement mort et il reste…30 bornes gloups !


        
Petite pause salvatrice en haut des 3 becs. Je m’assois, les genoux douloureux et essaye de m’alimenter. Il ne me reste pas grand-chose d’ailleurs. On s’arrête 10 bonnes minutes le temps de faire quelques photos, manger un peu et surtout retrouver du jus avant d’attaquer la terrible descente de « La Combe de Saou ». Une descente de 10 bornes dans une ravine surplombée des falaises des 2 côtés et bourrée de feuilles et de cailloux. Un plaisir pour les chevilles. Ça descend fort avec Thomas en tête et je m’arrache pour ne pas décrocher du groupe et atteindre le ravito du 88ème.

Je prends la première chaise qui passe pour me poser, mon genou est en feu. Les articulations souffrent et surtout je suis vidé, j’avance au mental et surtout grâce à super Felix qui a l’air très bien. Il est marqué certes mais ça avance fort, quelle puissance ! Il est le premier du groupe à relancer et prends la tête dans toutes les montées.
Par contre, nous restons en groupe. Dès qu’un coup de moins bien ou un petit bobo apparaît, on ralentit tous la cadence dans l’optique de se motiver, se relancer et finir ensemble. Cela donne une motivation supplémentaire et finalement personne n’ose ralentir le groupe, du coup ça avance fort ! On bascule de nouveau sur la vallée en passant par le Pas du Faucon, dernière grosse difficulté et dernière grosse descente qui va finir d’achever mes genoux et mes ongles ! Et merde encore !!!
On reprend même un nouveau concurrent au dernier ravito (95km) et nous voilà repartit pour les 10 dernières bornes. 2 coups de cul pour (nous) finir avant de redescendre sur Crest.


21h - La nuit commence à tomber ; on accélère, galvanisés par l’arrivée. Ma petite maman et mon beau-père sont là pour nous pousser sur les derniers mètres. Un dernier effort, un dernier souffle et nous franchissons la ligne tous ensemble main dans la main. 17h30 de course, nous sommes finisher ! 14ème ex-aequo au classement général…avec 91 partants et 42 arrivées…POPOPOPO !


L’arrivée se fait sur le podium face à une salle pleine entre les familles, les coureurs des autres courses et les premières arrivées. Une super ovation pour notre groupe Elite.
Le massage est salvateur même si je douille sévèrement sur la table des podologues obligés (encore) de me percer l’ongle avec un bel hématome sous-unguéal. Allongé, je fais un rapide bilan de ma course :

Les + :
-          Une course bien gérée avec un départ tranquille, des relances systématiques et des montées à l’économie
-          Pas de pression sur la course, on y est allé pour le plaisir et on a profité
-          Le mental, toujours là pour finir même quand il reste 30 bornes et que tous les voyants sont au rouge, les ongles en sang, les genoux en feu et déshydratés.

Les - :
-             Un manque de foncier clair qui fait que mes genoux ont trinqués
-          Un manque d’étirement selon le kiné. C’est vrai qu’avec le nouveau taf, les enfants, la nouvelle vie peu de temps pour les entrainements donc dur de caser les étirements…pas bien !
-          Des ongles pas bien préparés. Pas le temps pour les séances de podo non plus !


Nos Temps :

Contrôle
Heure Passage
Tps
Clt
Vit moy


Ourches - km 13,00
05:20:00 (12-05)
01:35:57
34
8,12 km/h

Barcelone - km 25,00
06:48:50 (12-05)
03:04:47
24
8,10 km/h

Cobonne - km 40,00
09:12:32 (12-05)
05:28:29
26
6,26 km/h

Saillans - km 65,00
13:23:56 (12-05)
09:39:53
17
5,96 km/h

Samarins - km 68,00
13:49:00 (12-05)
10:04:57
15
7,18 km/h

Arrivée
21:17:10 (12-05)
17:33:07
14
4,28 km/h

Les stat globales :
Engagés : 91
Partants : 84
Abandons : 42
Hors délai : 0
Disqualifiés : 0
Arrivés : 42
Nb en course : 0

jeudi 2 février 2012


Les premiers pas du team SFR Running en CO - Episode 2

par Seb Trublin


Samedi 28 janvier
Le Raid Normand, 12e Hivernale - 55km / 1200m D+




Le trail c'est bien sauf qu'on est seul face à soi même.  Et Las de toujours se retrouver face à soi-même (je conçois que cela puisse faire peur, surtout quand on en connait certains) on s'est dit, "et si nous faisions une course en équipe?", un petit coup d’œil au calendrier sportif accroché dans le vestiaire entre le poster de la dernière XTWing  de Salomon(r) et  le poster dédicacé de Samantha Fox que Ben a rapporté d’Italie l’été dernier,  et c'est parti pour le Raid Normand.

Rien de tel qu'une course de nuit pour sortir de la torpeur hivernale prompte à nous encourager à faire du sport au travers d'un Ultrafondu spécial UTMB, bien au chaud calé dans le fauteuil près du radiateur...nous voilà donc Jfx, Jeff et moi-même embarqués sur notre premier raid.

GI Jeff
Jeff… enfin GI Jeff devrais-je dire car équipé de son collant skins camouflage "snow fox edition"...sauf que pas de bol cette année y'a pas de neige...va falloir investir dans un le modèle skins "green shadow » plus adapté pour nos vertes forets, hein mon Jeffrounet ;)

18h00 Arrivée au gymnase Léo Lagrange, qui se remplira petit à petit pour finir par ressembler à un camp de réfugiés avec tous ces gens assis par terre sur des bâches à côté de leur sacs et à manger des pâtes froides dans leur tupperware(r).

Nous nous préparons...Maitresse Jean-Felix nous scotche les  tétons et nokage intégral ;  on part pour 60/70km minimum quand même...

Et là c'est le flash, mon Felix sort sa frontale du sac et pose une question fondamentale...est-elle chargée?  Réponse : non...et pour course de nuit c'est quand même gênant. Heureusement que je me suis occupé de la boussole...

C'est notre première et nous observons les pro autour de nous, ils sortent les cartes étudient les environs...nous on n'a pas de carte vu qu'elles seront fournies par l'organisation, et les environs on verra quand on y sera!


19h15 c'est le briefing, l'organisateur nous expose le concept 
:
-aller chercher 50 balises avec une première partie de course sur carte IGN (1/25000) pour laquelle les postes sont donnés dans le roadbook à travers un azimut et une distance à reporter, autant dire qu'il ne va pas falloir se tromper dans le traçage...

-un bivouac à mi-course où l'on récupèrera les dernières cartes de CO (course d'orientation) au 1/15000e et au 1/10000e...différentes échelles pour bien nous faire mouliner…et puis la petite anecdote pour le fun : « n'entrez pas dans les propriétés privées et méfiez-vous des fermiers bourrés à 4h du matin qui voient débouler 4 gus à la frontale en pleine nuit,  d'abord ils tirent, après ils discutent... »

voilà pour l'ambiance...le pire c'est qu'on en croisera un pour de vrai de mec bourré qui sort de chez lui en pleine nuit...mais bon il était sympa le notre de mec bourré, il n’avait pas de fusil et il voulait simplement savoir si nous étions perdus et s'il pouvait nous renseigner...ah ah quel humour ces autochtones!

19h30 nous montons dans les bus qui nous emmenent on ne sait trop où si ce n'est au départ…version colonie de vacance.

Finalement nous atterrissons à Saint-Austreberthe où Monsieur le maire nous attend dans la salle des fêtes pour un discours d'encouragement. « bravo les ptis gars et chapeau les ‘tites dames, ‘cré boudiou faut être drôlement couillu pou’ faire c’que vous allez faire »

Applaudissement général, merci Monsieur le Maire.

20h30 c'est le départ, les équipes se ruent sur les roadbooks et c'est parti pour le traçage des balises...

« Felix t’a pensé à prendre un crayon ? ... »
« Monsieur Le Maire, vous auriez de quoi écrire s’il vous plait ? »

Jeff à la dictée, moi au report sur la carte..."CPn°1 : 136° 750m"..."CPn°2 : 281° 600m"...et ainsi de suite.

Pas le temps de tout tracer on se fait virer, le deuxieme groupe va bientôt arriver...faudra finir de tracer dans la nature…heureusement qu’il ne pleut pas.

c'est parti: première balise OK, seconde pas OK... on n'a pas encore percuté que le traçage ne faisait pas tout et que quand l'indication est "à l'orée du bois" ça ne sert à rien de s'obstiner à chercher dans le bois...nous rebroussons chemin après 10 min de jardinage comme on dit dans le métier pour finalement trouver la balise...à l'orée du bois...

L'orientation a cela de particulier qu'il faut réfléchir  n'est-ce pas...pas courant dans le monde du sport me direz-vous...

A part ça nous nous sommes plutôt bien débrouillés, je ne dis pas que nous n'avons pas perdu énormément de temps sur 2 ou 3 postes, mais dans l'ensemble nous avons bien géré.
Nous sommes venus pour nous amuser et nous n'avons pas été déçus.

A un moment nous nous sommes même retrouvés au fond du classement: au CP16 il devait rester 4 ou 5 équipes derrière nous...mais chose étrange nous sommes bien remontés, sans doute du fait que pour certaines équipes la course d'orientation sera devenue marche d'orientation...

Je dis bien débrouillé, tout est relatif quand même, car sur le coup de 9H00 nous avons du couper court, laisser tomber une petite dizaine de balises faute de temps et filer sur l'arrivée et être classés avant que la barrière horaire de 10h00 ne tombe.

Grand bien nous en aura pris car contre toute attente nous terminons 46e sur 64 équipes engagées...après 13h10 de crapahute...

Pas si mal finalement pour une première! Même si c'est la première fois que l'on termine juste devant la barrière horaire... heureusement une cellule de soutien psychologoqie était présente à l'arrivée et a pu prendre Jean-Felix en charge. :)


Merci à Olivier Lenormand, raideur devant l'éternel qui nous aura briefé sur les base de la CO et qui nous aura permis de jouer du rapporteur sans complexe et de la boussole sans nous perdre.

Merci à Ben pour ses sms d'encouragement :) J'espère que ce CR t'aura conquis et que tu seras des nôtres la prochaine fois!




Les photos sont ICI





Les premiers pas du team SFR Running en CO - Episode 1
par Seb TRUBLIN

 
samedi 14 janvier

…soir …

J'étais dans la forêt de Brotonne et je participais à la CO ULD organisée par le COBS (http://cobs.free.fr/), une course d'orientation de 41 balises et 23km sur le papier qui se veut course d'entrainement pour le Raid Normand 15 jours après...ça tombe bien, avec Jean-François et Jean-Felix nous  le fairons aussi :)

La course d'orientation?

C'est une course pendant laquelle contrairement à nos courses habituelles de gros bœufs où le concept est d’aller le plus vite possible du départ à l’arrivée,  il faut réfléchir …
car en plus de penser à mettre un pied devant l'autre et à respirer, il faut également s'orienter !

          - "Aaaah d'accord, ça serait donc un genre de course pour intello?"
          
          - « Oui un peu »,

mais pas trop quand même car pour courir de nuit dans la forêt avec les sangliers, et par -4°C il ne faut quand même pas être hyper futé…

Non, les vrais intellos, eux le samedi soir, sont plutôt devant Thalassa (même s'il parait que c'est le vendredi, grâce à la TV on demand de SFR neufbox c'est possible)...

Vous l'aurez donc compris, une course d'orientation, c'est une course pendant laquelle on n'emmène pas sa femme pour tenir la carte dans la mesure où elle a déjà du mal à nous guider sur l'autoroute A6 direction de Lyon  avec le GPS, c'est pas pour tenir une boussole...

-"oooohhh, c'est sexiste ça!"

Bon  d’accord j’exagère c'est pas vrai.

On peut emmener sa femme si on veut, d'autant que ma femme à moi c'est une pro de la carte Michelin pour de vrai! :p


Retour à la course proprement dite :

16h00 - Arrivé au départ (c'est drôle ça)

 on te file un doigt électronique, autrement appelé « gold finger ».

-« c'est quoi ça? »

 Ben ça sert à pointer les balises :  tu mets le doigt electronique dans le trou du petit boitier de la balise (cherche  pas il n'y a pas de contrepétrie) et ça fait "bip bip".

Au passage ça mémorise l’ordre de pointage des postes et les temps de passage.

16h30 briefing de l'organisateur avant le coup de feu :

"à 700m du départ vous trouverez les cartes au sol, suivez ensuite la rubalise et  vous tomberez sur une première balise qu'il ne faut pas pointer, une fois à cette balise vous serez au centre du triangle sur la carte…et n'oubliez pas, à 17h45 on éteint la lumière".

C'est parti je choppe une carte, je file à la première balise…facile ! .
Je vois bien les CP (point de contrôle, ou balise) mais où est ce fichu triangle !??  pas gagné...

 « hé mais ne partez pas tous ! j'ai pas trouvé le triangle !! oh revenez ! »
...
Après quelques instant de concentration, je termine par me situer, et les premières balises ne posent pas de difficultés, d'autant plus qu'elles sont faciles à repérer: il fait encore jour et bizarrement  y'a toujours un monde fou autour...

balise n°10 ma boussole se barre...5 min à me battre avec ce #!@$!&!  de circlips pour la remettre sur son socle qu'elle puisse tourner...

balise n° 14 je prends la tête d'un groupe, je bifurque à droite, ils me suivent, c'est que je dois être dans la bonne direction...j'avance ils me suivent, je m'arrête, ils s'arrêtent...c'est louche...Je suis un peu paumé, ils continuent...c'est aussi ça la CO...faut pas suivre bêtement les autres...,bon allez, demi-tour c'est clair je suis allé trop loin...

balise n°27 je suis perdu...en tout cas je ne suis pas là où je le pense sur la carte. 10 min de perdues à tourner en rond pour me rendre compte que je suis à 300m de là ou je pensais être...

Je repars dans le bon sens et terminerai la course avec un autre gars qui bon esprit me ré-explique comment prendre un azimut et utiliser la boussole en approche finale d'une balise. Pratique pour couper court et passer tout droit.ça nous servira pour le raid normand 15 jours après.

Au final tout est bien qui finit bien, j'irai chercher toutes les balises dans l'ordre, et je terminerai ces 23 km qui en faisaient plutôt 33, en... 4h18...pas mal pour un semi-marathon ;)

La CO vous l'aurez compris n'a rien à voir avec le trail son cousin. Il s'agit de savoir se repérer, d'être observateur et rusé. On traverse les forêts et les champs, parfois à travers ronces et barbelés, une vraie communion avec la nature!