jeudi 8 novembre 2012

Amsterdam Marathon 2012

 21/10/12

Amsterdam Marathon




Course prévue de longue date et réalisée en compagnie de mon frangin et de quelques Ch'ti. 
Pour une fois j'ai  presque tenu tous mes engagements de préparation:

  • Départ de l'entrainement à  J - 12 semaines, sur la base d'un plan pioché dans un magazine
  • Sucres lents à gogo les jours précédent la course (pâtes, riz, malto)
  • Le gateau avec la recette du prez de l'AS la matin de la course
  • Alcool: dernière bière J-7 de la couse
  • Cigarettes: euh non ça pas pu stopper, sera pour prochaine course ??

Tout est donc  ou presque dans les clous pour réaliser l'objectif très arbitraire que je suis fixé: moins de 3h25 soit 5mn de moins que mon précédent temps sur la distance. 

Après une première expérience douloureuse (4h35) en 2009 sur le marathon de Paris, j'ai compris qu'un entrainement était nécessaire (certains le devinent instantanément !) et j'ai pris gout petit à petit à cette discipline, suivant les conseils des maitres Yogi que l'on peut rencontrer dans les vestiaires de Boulogne QO. On les reconnait souvent au vocabulaire: séance au seuil, VMA, PPG, minimalisme: les joggeurs occasionnels sont parfois décontenancés ! Bref à leur contact je rentre en apprentissage et suivent 2 marathon en 3h44 (Paris puis le Médoc), puis 1 en 3h29 (encore Paris), et l'homme n'étant jamais satisfait de son sort je vise encore 5mn de moins.

Me voici donc ce matin du 21/10 dans un Amsterdam très couvert, limite frisquet, nous sommes fort loin du soleil de Cassis prisé des runners SFRiens et je commence à comprendre pourquoi.

Le Stadium est bourré à craquer, on peut voir les Kenyans et Ethiopiens sur un écran géant, et Tata et Mizuno, les principaux sponsor, sont omniprésents. 

Après le coup de départ quelques piétinements jusqu'à la ligne de départ et c'est parti ! Dès le début je m'assure de rester entre 4mn40 et 4mn45 au kilomètre, et réussi à peu près à m'y tenir, même si c'est évidemment plus facile au début qu' à la fin. 

Le parcours emprunte principalement les grandes avenues de la ville, avec un décrochage sur une quinzaine de kilomètre de long de l'Amstel, dans un coin de verdure calme et magnifique où s'alignent les maisons de maitre des grosse fortunes locales. Ce passage est de plus situé à la période que j'affectionne le plus lors des marathons, à savoir entre le 10e et le 30e km (on est "chaud" et pas encore fatigué). 

Jusque là j'admire le paysage et profite de la course mais les choses deviennent plus dures à partir du 30e: en général, à partir de là mes yeux se contentent d'alterner mes pieds, ma montre, mes pieds, ma montre, ... Si une coureuse passe dans mon champ de vision je vais à peine jeter un coup d'oeil ! Au 37e il faut me battre pour rester sous les 4mn50 au km, la ligne d'arrivée est encore loin. 

L'indication du dernier km puis des 500 derniers mètres me prouve que je peux atteindre les 3h20, je termine donc à 15km/h pour atteindre les.. 3h20mn0s. 

La météo était finalement avantageuse car nous avons tous battu notre record, y compris le kenyan vainqueur en 2011 et qui améliore son record de quelques secondes.

En résumé un marathon hautement recommandable, assez roulant (peu de dénivelé), avec de très nombreux spectateurs tout le long du parcours, dans une des plus belles villes d'Europe. Mais surtout le tshirt est très classe (c'est important pour les runners, si si), donc allez-y !

JB






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