21/10/12
Amsterdam Marathon
Pour une fois j'ai presque tenu tous mes engagements de
préparation:
- Départ de l'entrainement à J - 12 semaines, sur la base d'un plan pioché dans un magazine
- Sucres lents à gogo les jours précédent la course (pâtes, riz, malto)
- Le gateau avec la recette du prez de l'AS la matin de la course
- Alcool: dernière bière J-7 de la couse
- Cigarettes: euh non ça pas pu stopper, sera pour prochaine course ??
Tout est donc ou presque dans les clous pour réaliser l'objectif très
arbitraire que je suis fixé: moins de 3h25 soit 5mn de moins que mon précédent
temps sur la distance.
Après une première expérience douloureuse (4h35) en 2009
sur le marathon de Paris, j'ai compris qu'un entrainement était nécessaire
(certains le devinent instantanément !) et j'ai pris gout petit à petit à cette
discipline, suivant les conseils des maitres Yogi que l'on peut rencontrer dans
les vestiaires de Boulogne QO. On les reconnait souvent au vocabulaire: séance
au seuil, VMA, PPG, minimalisme: les joggeurs occasionnels sont parfois
décontenancés ! Bref à leur contact je rentre en apprentissage et suivent 2
marathon en 3h44 (Paris puis le Médoc), puis 1 en 3h29 (encore Paris), et
l'homme n'étant jamais satisfait de son sort je vise encore 5mn de moins.
Me voici donc ce matin du 21/10 dans un Amsterdam très couvert, limite
frisquet, nous sommes fort loin du soleil de Cassis prisé des runners SFRiens et je
commence à comprendre pourquoi.
Le Stadium est bourré à craquer, on peut voir
les Kenyans et Ethiopiens sur un écran géant, et Tata et Mizuno, les principaux
sponsor, sont omniprésents.
Après le coup de départ quelques piétinements
jusqu'à la ligne de départ et c'est parti ! Dès le début je m'assure de rester
entre 4mn40 et 4mn45 au kilomètre, et réussi à peu près à m'y tenir, même si
c'est évidemment plus facile au début qu' à la fin.
Le parcours emprunte
principalement les grandes avenues de la ville, avec un décrochage sur une
quinzaine de kilomètre de long de l'Amstel, dans un coin de verdure calme et
magnifique où s'alignent les maisons de maitre des grosse fortunes locales. Ce
passage est de plus situé à la période que j'affectionne le plus lors des
marathons, à savoir entre le 10e et le 30e km (on est "chaud" et pas
encore fatigué).
Jusque là j'admire le paysage et profite de la course mais les
choses deviennent plus dures à partir du 30e: en général, à partir de là mes
yeux se contentent d'alterner mes pieds, ma montre, mes pieds, ma montre, ...
Si une coureuse passe dans mon champ de vision je vais à peine jeter un coup
d'oeil ! Au 37e il faut me battre pour rester sous les 4mn50 au km, la ligne
d'arrivée est encore loin.
L'indication du dernier km puis des 500 derniers
mètres me prouve que je peux atteindre les 3h20, je termine donc à 15km/h pour
atteindre les.. 3h20mn0s.
La météo était finalement avantageuse car nous avons
tous battu notre record, y compris le kenyan vainqueur en 2011 et qui améliore
son record de quelques secondes.
En résumé un marathon hautement recommandable, assez roulant (peu de dénivelé),
avec de très nombreux spectateurs tout le long du parcours, dans une des plus
belles villes d'Europe. Mais surtout le tshirt est très classe (c'est important
pour les runners, si si), donc allez-y !
JB




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