dimanche 17 octobre 2010

Moi la course à pied ... par Sébastien TRUBLIN

Récit du marathon Seine et Eure

- "Moi la course à pied...je fais 2 km et j'ai l'impression de mourir"
- "ben moi la course à pied...c'est seulement quand il fait beau...et encore s'il ne fait pas froid. Faut pas déconner non plus!"
- "boh, La course à pied c'est un truc pour les neuneus, y'a rien de plus idiot que de courir, en plus ça fait transpirer et tu sens mauvais après."
- "Ouaich, la course à pied ça peut quand même être sympa en été quand y'a des filles en short dans les parcs..."
- "enfin bon, soyons sérieux, la course à pied c'est quand même vachement plus sympa en bagnole..."

Ben voyons, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre...

Mon pote Jean-François et moi on était accoudés au comptoir du bar des sports, et on s'est dit "Si on allait faire un petit marathon en moins de 3h15 pour voir ?"

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Ben oui pour commencer on a voulu faire un petit marathon, on s'est pas senti de se lancer dans un grand tout de suite.
Alors banco on a vendu la caravane, on s'est acheté un short, une paire de nike et on est parti.
On est parti et on s'est retrouvé à Amfreville sur Iton, un bled improbable de notre si belle et verte Normandie qui, pour ce coup là n'était pas humide mais bien ensoleillée.
Faut dire qu'on a eu du bol, il fait beau 2 jours par an là-bas et c'était justement ce week-end là.
Le week-end du marathon Seine et Eure, le dimanche matin où la population locale est multipliée par au moins mille entre 8h et 9h, mais où une fois le départ donné y'a plus personne...
Alors donc, ce dimanche là il faisait beau, mais faut quand même pas déconner, le 17 octobre ça meulait grave genre 3°, et 3° en minishort et en marcel on dira ce qu'on voudra, ça meule.

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Bon bref nous y voilà...9h du mat' : la campagne endormie se réveille, un léger brouillard flotte sur les vertes prairies, BANG! le coup de feu résonne...(et là faut s'imaginer le ralenti avec la musique de royal canin) pour voir les coureurs s'élancer. Tous endiablés, chacun à la poursuite de son objectif.
Le mien en l'occurrence c'était de finir en 3h max car il fallait que je sois rentré pour midi, y'avait belle maman qui venait manger à la maison.
Nous voilà donc scotchés au meneur d'allure 3h. Le meneur d'allure c'est le gars qui ressemble à pas grand chose mais qui court vite et qui tient un ballon rouge à la main marqué 3h dessus...t'as vraiment l'air fin de courir avec un ballon rouge...
Bon je vous passe le marronnier habituel du genre "c'était génial, super ambiance, un marathon à taille humaine" pour passer au 30ème km ; On était bien mon pote JF et moi, chauds, même pas fatigués et là ... c'est le drame, au 31ème tout s'écroule, là où toute personne normalement constituée dirait : "oh punaise j'en peux plus, je rentre au chaud à la maison voir maman et descendre une Kro pour la récup"... nous on n'a pas lâché, on a serré les dents, ben ouais faut pas oublier qu'on est des coureurs et les coureurs ça aime avoir mal !
Alors on s'accroche, et un peu plus loin il se passe un truc. Mais un truc de malade. Un truc qui ne peut se produire que quand le corps, à bout de résistance d'avoir lutté foulée après foulée s'efface, et s'abandonne complètement à l'esprit : on trouve son moi le plus profond.
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Hé oui l'ami, le coureur est aussi poète ... faut dire qu'avec les heures passées à s'entrainer il a le temps de réfléchir à l'article qu'il va écrire pour le blog de l'AS ...
Et donc qu'est-ce qu'il dit son moi le plus profond ? Hein ? Qu’est-ce qu’il dit ?  Ben il dit : bouge toi les miches mon pote, tu vas te remuer fissa pour finir parce qu'on n'en a pas ch ... des ronds de chapeau jusque là pour se la jouer petite maison dans la prairie et aller pleurer chez Laura Ingalls.
Ah sacré moi le plus profond ! Tu as toujours raison. Alors le coureur s'exécute et ne pense plus à rien (facile me direz-vous, c'est un coureur ...) mais ce faisant il file droit vers l'arrivée, vers le but, vers son record perso, vers ...

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... vers un truc que seuls les finishers connaissent...
Alors toi aussi, si tu veux savoir ce que c'est ce truc que seuls les finishers connaissent, prends ta carte de l'AS TEAM Running, viens … L’AS t’offrira en plus la douche, le vestiaire, et un super T-Shirt avec ton nom dessus.

mercredi 29 septembre 2010

Paris Versailles par Jean-Félix CHEVASSU

Les coureurs à pied de l’AS Groupe SFR sur la route royale !


Pour cette 33 ème édition du Paris Versailles, les coureurs de SFR ont brillés par leurs performances et par un nombre record de participants : près de 40 coureurs ! Bravo à tous. A noter les chronos astronomiques d’ El Maati et Benoît, chapeau à nos élites.


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Le Paris-Versailles est une grande classique automnale de la course à pied qui relie la tour Eiffel au château de Versailles. Chaque année, plus de 20 000 coureurs se lancent à l’assaut du parcours de 16 km qui emprunte les quais de Seine, la fameuse côte des Gardes (150m de dénivelé sur 3 km), d’agréables routes forestières de Meudon, Vélizy et Viroflay avant d’arriver sur la majestueuse avenue de Versailles qui mène à l’arrivée face au château.

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Depuis 2005, les coureurs de l’Association Sportive Groupe SFR se donnent RDV chaque année, fin septembre, sous la tour Eiffel pour prendre le départ de cette course évènement. Pour certains, l’épreuve représente un excellent test de préparation avant le Marseille-Cassis programmé tout juste un mois plus tard.
Après de longues minutes d’attente dans les sas de départ, les coureurs se lancent par vagues de 400. Ce départ atypique étalé sur 2 heures permet d’éviter les « bouchons » de coureurs et chaque compétiteur est muni d’une puce électronique fixée à la chaussure pour calculer son temps réel de course.
Le risque sur cette course est de partir trop vite le long des quais de Seine car il faut garder une certaine fraicheur pour gravir la côte des Gardes. Le profil de la course est ensuite plus favorable et propose même une descente vertigineuse qui permet un sprint grisant avant l’arrivée …



Noms
Chrono
Classement
BOULFAKHR El Maati
0h58
65
BLONDEL Benoit
1h01
130
NOGUEIRA Jean-Philippe
1h08
623
MAGNE Jean-François
1h10
820
BODEVIN Frédéric
1h10
1018
BAUDY Marc
1h11
1047
DUPRE Guillaume
1h11
1136
LANDRY Frédéric
1h11
1255
SIMON Arnaud
1h12
1357
RAPHALEN Thierry
1h12
1366
VERTENEUIL Gilles
1h12
1379
LAUDREN Rodolphe
1h14
1814
MAUSSION Johan
1h15
2563
POULBERE Vincent
1h16
2718
FILIOLE Sylvain
1h16
2898
FEYT Jean Baptiste
1h16
2960
SAVIANA Ezéquiel
1h18
3701
HUBERT Jean-Marc
1h19
4424
BENAYOUN Philippe
1h20
4716
CORNIC Sylvain
1h20
4835
SCHWAAB Frédéric
1h20
5138
GALLIOT Anne
1h20
5223
SAMBATH Jean David
1h21
5419
CHAUPIN Frank
1h21
5519
GUILLOU Allan
1h22
6031
FORMET Iannis
1h23
6840
DOS REIS José
1h24
7625
BARVILLE Marc
1h25
7828
DRUBIGNY David
1h25
8050
LECONTE Sébastien
1h28
10117
BASTARDIE Thierry
1h29
10355
MAUZE Claire
1h29
10778
RAULT William
1h29
10823
TAIFOUR Abdellah
1h30
11478
BARBERE Olivier
1h32
12311
FILANGI Bruno
1h36
14266
ETIENNE Mickael
1h36
14366
D’HOOP Charles Antoine
1h37
14523
LEROUX Laurent
1h37
14795
JAPHET Laurent
1h46
17201


« Un super temps, beaucoup de coureurs (plus que l'an dernier); davantage de musiciens dans la côte des gardes...cela fait du bien ! Et à noter une course enfants (commune de Viroflay et Versailles). » Claire









« Une super organisation, rien à dire, un très beau parcours … et une grande forme ! RV pour Marseille Cassis dans 3 semaines. » Marc

« Une très belle course, même si les animations étaient moyennes (fanfares uniquement et qui ne jouent pas en début de course) et qu’il y avait peu de spectateurs. » J-Baptiste

« Si le temps était clément, la côte des gardes l'est beaucoup moins ! Quoiqu'il en soit, une belle course, avec un parcours varié, une superbe organisation et des bénévoles enjoués. L'arrivée à Versailles reste aussi difficile que prestigieuse. A refaire pour descendre sous les 1h20 :-) » Anne
« Pour mon premier Paris-Versailles, j’ai apprécié l’esprit festif avec les petits orchestres qui mettent l’ambiance ainsi que les anonymes qui nous encouragent au bord de la route. J’espère être de retour l’année prochaine afin de battre mon Chrono ». William

« Course de rentrée difficile, pas mal souffert dans la côte car la reprise de l’entraînement était un peu trop récente. J’ai couru dans l’optique de me préparer au MK6.A bientôt sur une course ou un footing ! » El Maati

Une médaille bien méritée pour 2 coureurs de la DOP :
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Encore bravo à tous !
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jeudi 9 septembre 2010

Le marathon de Budapest par Gérard LESAGE

C'était le 25ème anniversaire du marathon de Budapest...


...Et il s'agissait de notre 3ème marathon à tous deux (Yann et Gégé)… pour rappel un marathon c’est un peu plus de 42 Km, soit un peu plus long que le tour de notre périph parisien.

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Un départ malheureusement sous une pluie battante.

La course s’est déroulée intégralement sous la pluie et des rafales de vent. Ces conditions extrêmes nous ont fait oublier la beauté d’un parcours très varié. Il permet en effet de découvrir différents quartiers ayant une ressemblance avec certaines grandes villes européennes : Paris avec ses quais, Prague avec ses rues antiques de macadam et avec ses édifices pittoresques, Vienne pour ses palais impériaux et ses bâtiments de l'art-nouveau, Londres en apercevant le parlement et Lisbonne quand nous traversons les petites rues tortueuses et que nous voyons passer le tram jaune.



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Gérard Lesage à gauche de la photo.

La course racontée par Gérard Lesage : une compétition de reprise après 6 semaines d’arrêt (pour cause de blessure) avec pour seul objectif de terminer la course et d’initier la reprise de l’entrainement en vue d’un prochain RDV important, fin octobre (la très prestigieuse course Marseille / Cassis en partenariat avec SFR : http://www.marseille-cassis.com).

La course s’est bien déroulée jusqu’au 32ème kilomètre où le manque d’entrainement s’est fait ressentir, raideur dans les jambes et envie de marcher. Finish en mode « détresse physique » et accélération au dernier km.

Au final, j’ai bouclé la course en 3h44min22s en adoptant une allure calée sur 80% de ma FCM (Fréquence Cardiaque Max).

Mon regret est de ne pas avoir pu accompagner Yann comme prévu lors de notre préparation et dans la mesure où nos temps de références sont très proches.

Merci à mes collègues de l'Association Sportive pour leurs conseils et encouragements et en particulier durant la phase de rétablissement.



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Yann à l'arrivée : record perso battu !

La même course vue par Yann Verlynde : lors de mon premier marathon en 2007 à Paris, j'avais voulu me challenger, me surpasser, vivre intensément cette expérience avec comme objectif de le terminer... Mission accomplie puisque je le terminais difficilement en 4h28min22s avec une certaine déchéance physique et mentale.

Trois ans plus tard, pour mon 3eme marathon, le parcours à Budapest est très roulant et semble propice à un record.  Ma préparation a été régulière, intense et sans blessure. Je veux terminer certes mais surtout avec un bon chrono !

Après 3h11min54s, je passe la ligne d'arrivée, trempé, fatigué mais avec une joie immense… comme à chaque fois que la ligne d’arrivée est franchie, un moment merveilleux, formidable, inoubliable ! Je viens de battre mon record personnel, quelle récompense !



Yann VERLYNDE termine en 3H11'54"
Gérard LESAGE termine en 3H44'22"


Bravo à nos deux finishers